histoire

Pour Fernand Braudel, le personnage de référence est Philippe II, fils de Charles Quint et empereur des Habsbourg (1555-1598). Evoquer Philippe II, c’est camper d’emblée le pouvoir en Méditerranée : celui de la dynastie des Habsbourg face à l’empire Ottoman. La période des XVIe et XVIIe siècles est précisément celle d’un rare équilibre atteint en Méditerranée : deux empires se la partagent, et surtout, essaient de conquérir toujours davantage de territoires en pesant de leur influence sur les cités-Etats qui la bordent.
Le commerce est la clé de voute de cette stratégie de conquête, basée sur les alliances pour les Habsbourg et sur les guerres pour les Ottomans. Les chébeks et galères ottomanes, les pingues génois, les galions espagnols, les galères vénitiennes, les nefs catalanes et génoises, ces vaisseaux emblématiques, outils de commerce et de guerre, se partagent la Méditerranée de l’époque.
Les liens et alliances que tissent ces cités font la politique des empires. C’est ainsi qu’Istanbul et Venise sont deux complices inextricablement associés. Ce couple improbable tient la dragée haute à l’empire des Habsbourg, y compris lors de la bataille de Lépante.
Côté ottoman, depuis Istanbul, première mégapole du monde au XVIe siècle, Soliman le magnifique convoite les autres cités marchandes de la Méditerraée occidentale. Il règne sur un empire qu’il contribuera à étendre au point maximum de son histoire. Il est en effet sur le point de conquérir l’Europe toute entière, avant que son échec devant Vienne ne ralentisse sa progression.
Ensuite, entre le siège de Vienne(1529) et la bataille de Lépante, on assiste à un chassé-croisé de prises de postes avancées balisant le pouvoir de chacun : c’est en particulier en Afrique du Nord que prennent sens

un peu d'Histoire Géo ne fait pas de mal….